Don't cry for me, Argentina

Publié le par MaRie-Do


Meme si moi, je pleure déjà pour toi... Ceux qui ne te connaissent ne peuvent pas imaginer a quel point tu es belle, mon Argentine, si attachante, multiple, colorée, bruyante, tellement grande aussi, mais pourtant unie dans cette fierté patriotique incomparable que te portent tous les argentins... Olé! Olé ola, olé olé, olé ola! Olé olé ola, cada dia te quiero mas! Soy argentina!!! Es un sentimiento, no puedo parar!!! Ils savent, eux, que leur pays est surement l'un des plus beaux du monde,  même si le monde, lui, l'a un peu oublié! Des paysages et des gens incroyables... Toutes ces petites choses que partagent des millions de personnes sans savoir peut-être que cela rend leur pays tellement unique, vivre pour le football, parler avec les mains, chanter pour être heureux et partager, cet accent incomparable, leur chaleur humaine, une certaine tendance à l'exagération, le gout de la fête, le pouvoir d'être heureux même quand rien n'y encourage, et surtout tellement de rires, partout, tellement de mots qu'on ne comprendra jamais pareil ailleurs, Quetchua, boliche, Charlie Garcia, pampa, Mendoza, Mapuche, Palermo, boludo, Patagonie, gaucho, maté, tango, Marado, Marado!!! Che, porteno, Pachamama, mano de dios, comunista, Evita, dulce de leche, Recoleta, empanadas, Mendoza, Gardel, San Martin, 9 de Julio...
... je pourrais en citer dix mille autres.

Je me rappelerai toute ma vie des gens qui demandent toutes les deux secondes "Bajas?" "Bajas?" dans le subté... des crises de panique quand on n'a que des billets de 100...  de la galère à refiler des faux billets... de l'eau gazeuse!!! du bus qui te laisse n'importe ou mais jamais ou tu veux... de cette putain de viande tellement tendre que crue, tu ne peux pas l'attraper seulement par un bout sinon elle se fend en deux... du train plus lent que les vaches qui ne le regardent même pas... et aussi de la misère terrible qui s'étend sur des dizaines de kilomètres de bidonvilles colorés à la sortie de la ville... du policier au coin de chaque rue... des enfants indiens à l'air si grave... de la queue pour prendre le bus, colectivo peint à la main... des grandes avenues de Buenos Aires ou il y a cinq voies en théorie et douze en pratique... des tags politiques étranges... des chiens errants... des gens tellement beaux... et avec tellement de cheveux! des rues remplies le week-end... de la cumbia... des orages... des taxis tellement imprévisibles... et surtout, surtout, de la buena onda!!! Si vous ne comprenez pas la moitié de ce que je dis, c'est normal; vous n'avez surement pas vécu en Argentine ; je devrai plutôt dire à Buenos Aires d'ailleurs, à elle toute seule, c'est un pays vraiment à part! 

Je suis tellement triste ce soir à l'idée de quiter mon Buenos Aires querido, vous ne pouvez pas savoir à quel point... même si je vais être très contente de vous revoir tous pour Noel!!!

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T
<br /> dès l'instant que l'on doit quitter l'endroit où tant et tant de bons souvenirs nous attachent, quoi de plus humain que d'avoir de poignants regrets<br />
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P
Magnifique commentaire, lyrique et émouvant, fouillé et stylé...Je comprends ton chagrin...MAIS je vois bien en filigrane, certes totalement masqué, certainement par pudeur, que la joie de retrouver tes parents chéris est infiniment supérieure !!Merci pour ce blog, merci d'être toiPapa
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C
les larmes me viennent... merci de nous avoir fait partager tout ça,je t'aime ma petite soeur chérie, à demain, on essayera de te consoler comme on peut!
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